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| L’enfant et l’apprentissage de l’anglais | | | | En éducation française langue première, le parent s’interroge beaucoup au sujet de l’anglais. Il se demande si l’enfant peut bien fonctionner en anglais. Il se préoccupe des difficultés qu’il éprouve au début de son apprentissage de l’anglais et de l’interférence possible entre le français et l’anglais. Il veut savoir comment aider l’enfant à mieux fonctionner en anglais, sans mettre en danger le caractère francophone du foyer. Enfin, il veut être assuré que l’enfant pourra bien fonctionner lors de ses études postsecondaires en anglais, le cas échéant. Au niveau de la 3e et 4e année (nous enseignons l’anglais à partir de la 3e année), les niveaux de compétence en anglais sont hétérogènes (des niveaux de compétences diversifiés). Les compétences en communication orale (l’écoute et la parole) et en compréhension écrite (l’écriture et la lecture) varient énormément d’un enfant à l’autre. Toute compétence langagière en anglais est valable et cela, peu importe le niveau de l’enfant. Au début de l’apprentissage de l’anglais, l’enfant qui possède une faible compétence en anglais a besoin d’être sécurisé et rassuré. Il est important de souligner les progrès rapides qu’il peut faire en maintenant une attitude positive.Lorsqu’ils atteignent le deuxième cycle du secondaire (10e à 12e année), la plupart des enfants ont acquis un niveau de compétence en anglais équivalent à leur niveau de compétence en français, et même supérieur chez certains enfants.En éducation française langue première, on vise à ce que l’élève maîtrise le français et l’anglais pour bénéficier du bilinguisme additif (type de bilinguisme qui ne provoque aucune perte dans la langue maternelle de l’individu ; la compétence est égale dans les deux langues parlées). L’enfant développe et maîtrise ses habiletés en français et les transfère à l’apprentissage de l’anglais. Dans un même temps, il développe des compétences en anglais qu’il réinvestit dans son cours de français, et le cycle se poursuit.La récente recherche de Landry et Allard (1998) menée auprès des élèves francophones de la Nouvelle-Écosse conclut que : « plus la compétence langagière en français est élevée, plus les scores de compétences en anglais sont élevées. »Source : R. Landry et R. Allard. Langue de la scolarisation et développement bilingue : le cas des Acadiens et francophones de la Nouvelle-Écosse. Moncton, Centre de recherche de développement en éducation. Faculté des sciences de l’éducation, Université de Moncton, mars 1998. | | |
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